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Résidence fiscale à Dubaï : comment devenir non-résident fiscal français

Ce qui vous garde résident fiscal français, ce que vérifie l'administration émirienne et, étape par étape, comment préparer un départ qui tient.

Catégorie
Tax & Structuring
Auteur
Amine Derag
Publié le
1 octobre 2026
Lecture
16 min

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Non, vivre à Dubaï ne suffit pas pour devenir non-résident fiscal français. Vous restez résident en France tant qu'un seul critère de la loi française vous y rattache : votre foyer, votre activité principale ou le centre de vos intérêts économiques (doctrine de l'administration fiscale).

Les Émirats appliquent leurs propres tests, dont les fameux 183 jours. Ces tests ne décident pas, à eux seuls, de votre situation en France. Entre les deux pays, la convention fiscale tranche les conflits : c'est le traité qui répartit le droit d'imposer.

Ce guide explique ce que regarde chaque pays, analyse un cas fréquent et détaille les étapes du départ. Il complète notre guide sur la fiscalité de Dubaï.

Informations vérifiées le 29 septembre 2026.

Points clésPour la France, un seul critère suffit à vous garder résident fiscal : foyer ou lieu de séjour principal, activité professionnelle principale, ou centre des intérêts économiques.Depuis 2025, la loi française donne la priorité aux conventions fiscales. Selon notre lecture, non tranchée par un juge, la convention avec les Émirats permet pourtant à la France de continuer à imposer une personne restée domiciliée en France selon son droit.Les 183 jours sont une règle émirienne. Ils ne vous font pas perdre, à eux seuls, votre résidence fiscale française.Le certificat de résidence fiscale émirien coûte 50 AED de dépôt, puis 500 ou 1 000 AED (Federal Tax Authority). Les honoraires du conseil qui prépare le dossier s'ajoutent et dépassent souvent ces frais administratifs.Après le départ, vos revenus de source française restent en principe imposables en France (service-public.gouv.fr).Si vous détenez des titres importants, l'exit tax peut s'appliquer. La demande de sursis doit partir au moins 90 jours avant le départ.

Dans cet article:

Qu'est-ce qui vous garde résident fiscal français ?

Un seul des trois critères de la loi française suffit. Vous êtes domicilié en France si vous y avez (doctrine de l'administration fiscale) :

  • votre foyer ou, à défaut, le lieu de votre séjour principal ;
  • votre activité professionnelle, sauf si elle n'y est qu'accessoire ;
  • le centre de vos intérêts économiques.

Le foyer est le lieu où vous habitez normalement, en général avec votre famille. Selon l'administration, il reste en France si votre famille continue d'y vivre, même quand vous séjournez ailleurs la plus grande partie de l'année. Le séjour principal vise surtout une présence de plus de six mois dans l'année. Cette doctrine date de 2016 ; les précisions de 2020 et 2025 présentées plus bas s'y ajoutent.

L'activité principale est celle à laquelle vous consacrez le plus de temps. Le centre des intérêts économiques est le lieu de vos principaux investissements, du siège de vos affaires ou de l'essentiel de vos revenus. Selon la même doctrine, le dirigeant d'une société dont le siège est en France est en principe réputé y exercer ses fonctions de dirigeant, son « mandat social ».

La loi ajoute une présomption pour les dirigeants des très grandes entreprises françaises : ils sont réputés exercer leur activité professionnelle en France. Ce n'est pas un quatrième critère, mais une précision du critère professionnel.

Résident, vous êtes imposable en France sur tous vos revenus. Non-résident, vous ne l'êtes le plus souvent que sur vos revenus de source française. Ce sont les services fiscaux qui apprécient votre situation (service-public.gouv.fr).

La convention fiscale peut-elle l'emporter sur la loi française ?

Oui, en principe, depuis 2025. La loi française donne désormais la priorité aux conventions fiscales : si une convention vous considère comme résident de l'autre pays, vous n'êtes pas domicilié en France. Avec les Émirats, une clause particulière nuance toutefois cette règle.

Qui tranche quand les deux pays vous revendiquent ?

La convention franco-émirienne fixe un ordre de critères (texte de la convention). Elle regarde d'abord où vous disposez d'un foyer d'habitation permanent, c'est-à-dire d'un logement disponible en continu. Si vous en avez un dans les deux pays, elle retient le centre de vos intérêts vitaux : vos liens personnels et économiques les plus étroits.

À défaut, elle retient le pays où vous séjournez de façon habituelle, puis votre nationalité. En dernier recours, les deux administrations se mettent d'accord.

Pour les Émirats, la convention considère comme résident toute personne qui y est domiciliée ou établie. Elle n'exige pas d'y payer un impôt. C'est pourquoi la substance, c'est-à-dire la réalité concrète de votre installation, pèse autant.

Une clause qui permet à la France de continuer à imposer

La convention contient une règle souvent oubliée. Si vous êtes résident des Émirats mais restez domicilié en France au sens du droit français, la France peut continuer à imposer vos revenus (texte de la convention). Elle déduit alors l'impôt payé aux Émirats. Cette règle ne vise pas les citoyens émiriens.

La convention laisse aussi la France appliquer à ses résidents, hors citoyens émiriens, ses règles contre l'évasion et la fraude fiscales. C'est notre lecture du texte, sans jurisprudence connue sur ce point.

La priorité de 2025 et cette clause peuvent sembler s'opposer. À notre connaissance, aucun juge n'a encore dit comment elles s'articulent. Le plus sûr reste donc de ne plus remplir aucun critère français. Notre analyse de la convention fiscale France-Émirats détaille le sort de chaque revenu.

Résidence fiscale à Dubaï : que regarde l'administration émirienne ?

Elle applique trois tests, et un seul suffit pour être résident fiscal émirien au sens de son droit interne (Federal Tax Authority) :

  • au moins 183 jours de présence aux Émirats sur 12 mois consécutifs ;
  • au moins 90 jours, avec un permis de résident (ou la nationalité émirienne ou d'un pays du Golfe), et en plus un logement permanent, un emploi ou une activité sur place ;
  • votre lieu de résidence habituel et le centre de vos intérêts financiers et personnels aux Émirats.
Tests émiriens : jours de présence sur 12 mois Diagramme en barres : premier test, au moins 183 jours de présence aux Émirats sur 12 mois consécutifs ; deuxième test, au moins 90 jours, avec la nationalité émirienne ou d'un pays du Golfe ou un permis de résident, et un logement permanent ou un emploi ou une activité aux Émirats. Un troisième test, sans nombre de jours, retient le lieu de résidence habituel et le centre des intérêts. Source : Federal Tax Authority, guide TPGTR1, consulté le 29 septembre 2026. Tests émiriens : jours de présence sur 12 mois Tests du droit émirien. Un seul suffit ; le test des 90 jours exige enplus un titre de séjour et un logement ou une activité sur place. Test des 183jours 183 jours Test des 90jours 90 jours Source: Federal Tax Authority, guide sur la résidence fiscale (consulté le 29/09/2026)
Source: Federal Tax Authority, guide sur la résidence fiscale, consulté le 29/09/2026.

Le logement permanent n'a pas besoin de vous appartenir. Il doit être meublé et disponible pour vous en continu. Des nuits d'hôtel réservées au coup par coup ne comptent pas, selon le guide de l'administration.

Le certificat de résidence fiscale est l'attestation qui permet d'invoquer une convention. Pour le délivrer à ce titre, l'administration émirienne vérifie les conditions de résidence de la convention concernée. Son guide ne fixe pas de seuil de 183 jours propre à ce certificat.

Côté français, avec moins de 183 jours sur le territoire, vous restez résident si votre foyer y demeure. Notre article sur la règle des 183 jours approfondit ce point.

Ce qui compteFranceÉmirats
CritèresFoyer ou séjour principal ; activité principale ; centre des intérêts économiques183 jours ; ou 90 jours avec titre de séjour et logement, emploi ou activité ; ou centre de vie
Un seul suffit ?OuiOui
Rôle des jours de présenceSecondaire : le foyer passe avantCentral, sans être le seul test
Document de preuvePas de certificat : les services fiscaux apprécientCertificat de résidence fiscale

Combien coûte le certificat de résidence fiscale ?

Le dépôt de la demande coûte 50 AED, non remboursables. La délivrance coûte ensuite 500 AED si vous avez un numéro fiscal émirien, ou 1 000 AED pour une personne physique non enregistrée (Federal Tax Authority).

Frais du certificat émirien (AED) Diagramme en sucettes : dépôt de la demande 50 AED, non remboursable ; délivrance du certificat 500 AED pour une personne enregistrée auprès de l'administration fiscale, 1 000 AED pour une personne physique non enregistrée. Source : Federal Tax Authority, guide TPGTR1, section des frais, consulté le 29 septembre 2026. Frais du certificat émirien (AED) Frais publics seulement. Les honoraires du conseil qui prépare ledossier s'ajoutent et dépassent souvent ces frais. Demande 50 AED Certificat(enregistré) 500 AED Certificat (nonenregistré) 1 000 Source: Federal Tax Authority, guide sur la résidence fiscale (consulté le 29/09/2026)
Source: Federal Tax Authority, guide sur la résidence fiscale, consulté le 29/09/2026.

Ce sont les frais de l'administration seulement. Les honoraires du conseil qui prépare le dossier s'ajoutent et dépassent souvent ces frais administratifs.

La demande se fait en ligne sur le portail EmaraTax, avec votre carte d'identité émirienne ou votre passeport ; le certificat couvre au plus 12 mois et jamais une période future.

Que se passe-t-il si votre famille reste à Lyon ?

Vous restez très probablement résident fiscal français, même installé à Dubaï. Prenons un cas hypothétique pour le montrer.

Marc dirige la société qu'il a fondée à Lyon, dont le siège reste en France. Il obtient un visa de résident, loue un appartement à Dubaï et y passe plus de 183 jours par an. Sa femme et leurs enfants, scolarisés, restent dans la maison familiale de Lyon.

Côté émirien, Marc remplit le test des 183 jours (Federal Tax Authority). Il est donc résident fiscal des Émirats au sens de leur droit interne.

Côté français, son foyer reste à Lyon, là où vit sa famille. Pour l'administration, le foyer demeure en France si la famille continue d'y habiter, même quand l'intéressé vit ailleurs la plus grande partie de l'année (doctrine de l'administration fiscale). Dirigeant d'une société dont le siège est en France, il risque aussi d'y rester rattaché par son activité.

Selon la convention, Marc dispose d'un logement permanent dans les deux pays. Il faut donc chercher le centre de ses intérêts vitaux : sa famille et sa société sont en France. À notre lecture, la convention le rattache alors à la France.

Même dans le cas inverse, la France pourrait encore invoquer la clause vue plus haut, selon notre lecture non tranchée par un juge. Résultat : Marc reste imposable en France sur l'ensemble de ses revenus.

Qu'est-ce qui changerait l'analyse ? Le départ de sa famille pour Dubaï, la cession ou le transfert de la direction de sa société et le déplacement de ses principaux investissements. Chacune de ces étapes doit être réelle et documentée.

Comment organiser votre départ, étape par étape ?

Dans un ordre précis, en commençant avant de partir. L'objectif est double : ne plus remplir aucun critère français, et pouvoir le prouver.

  1. Faites le bilan des trois critères. Notez où vivent votre conjoint et vos enfants, où vous travaillez le plus et où se trouvent vos principaux investissements. Chaque lien qui reste en France est un risque.
  2. Vérifiez l'exit tax au moins 90 jours avant le départ. Si vous dépassez les seuils, la demande de sursis doit partir dans ce délai (impots.gouv.fr).
  3. Installez réellement votre vie aux Émirats. Obtenez un visa de résident et un logement disponible en continu. Un golden visa de Dubaï vous donne le droit de résider, sans changer seul votre résidence fiscale.
  4. Déplacez aussi ce que regarde la France. Scolarité des enfants, direction de votre société, comptes et investissements : ce sont ces liens que l'administration examine.
  5. Signalez votre nouvelle adresse. Faites-le depuis la messagerie sécurisée de votre espace en ligne sur le site des impôts (service-public.gouv.fr).
  6. Déclarez vos revenus au printemps suivant. Déclarez tous vos revenus du 1er janvier jusqu'au départ, puis vos revenus de source française jusqu'au 31 décembre. Indiquez votre nouvelle adresse et la date du départ.
  7. Demandez le certificat émirien au bon moment. Faites-le quand vous remplissez les conditions, puisqu'il ne peut pas couvrir une période future.
  8. Conservez vos preuves. Bail, factures, certificats de scolarité et relevé de vos entrées et sorties montrent où se trouve votre vie.

Notre checklist pour quitter la France pour Dubaï reprend ces étapes en détail.

Que continuerez-vous à payer en France ?

Vos revenus de source française restent en principe imposables en France (service-public.gouv.fr). Il s'agit notamment des loyers de vos biens en France et des revenus d'une activité exercée en France. Selon la convention, les retraites de la sécurité sociale française et celles de la fonction publique française restent aussi imposables en France (texte de la convention). Les autres pensions de retraite liées à un ancien emploi ne sont en principe imposables qu'aux Émirats.

Un non-résident est d'abord imposé selon le barème progressif, c'est-à-dire des taux qui augmentent par tranches de revenu. L'administration refait ensuite le calcul avec un taux minimum : 20 % jusqu'à 29 579 € de revenus, puis 30 % au-delà. Elle retient le montant d'impôt le plus élevé des deux. Vous pouvez demander un taux moyen, calculé sur vos revenus mondiaux, s'il vous est plus favorable.

Vos loyers supportent aussi des prélèvements sociaux, qui financent la protection sociale (service-public.gouv.fr). Le taux est de 17,2 % pour une location vide et de 18,6 % pour une location meublée non professionnelle. Le taux réduit de 7,5 % est réservé aux affiliés à la sécurité sociale d'un pays européen (Espace économique européen) ou de la Suisse. Il ne vaut donc pas pour un résident des Émirats.

Les honoraires du conseil qui prépare ces déclarations s'ajoutent à l'impôt. Pour vos autres revenus, comme les dividendes, la convention répartit le droit d'imposer entre les deux pays.

L'exit tax s'applique-t-elle à votre départ ?

Oui, si deux conditions sont réunies le jour du départ (impots.gouv.fr). Vous avez été résident fiscal français au moins six des dix années précédentes. Et vous détenez au moins 800 000 € de titres, ou au moins 50 % des bénéfices d'une société.

L'exit tax taxe vos plus-values latentes, c'est-à-dire les gains pris par vos titres mais pas encore encaissés. Pour un départ en 2026, son taux de base est de 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (service-public.gouv.fr).

Le sursis de paiement reporte cet impôt. Il est automatique vers l'Union européenne, l'Espace économique européen et les États liés à la France par deux conventions : l'une contre la fraude et l'évasion fiscales, l'autre d'aide au recouvrement. Pour les Émirats, partez de l'hypothèse prudente d'un sursis sur demande, avec des garanties, par exemple une caution bancaire ou des titres mis en gage au profit du fisc. C'est une lecture de pratique, pas une position publiée.

La demande doit partir au moins 90 jours avant le départ. L'impôt en sursis est annulé si vous gardez vos titres 2 ans, ou 5 ans quand leur valeur atteint ou dépasse 2,57 millions d'euros.

Un amendement proposait de revenir à un délai de 15 ans. Il a été adopté en première lecture le 3 novembre 2025 (Assemblée nationale), puis n'a pas été retenu dans la loi de finances du 19 février 2026 (vie-publique.fr). Les délais de 2 et 5 ans restent en vigueur.

Les honoraires de conseil et d'évaluation des titres, comme le coût des garanties, s'ajoutent à l'impôt. Notre guide sur l'exit tax au départ pour Dubaï détaille le calendrier, avec un exemple chiffré.

Et si vous partez de Belgique ou de Suisse ?

La Belgique taxe depuis le 1er janvier 2026 les plus-values des actifs financiers, avec un volet de sortie en cas d'émigration dont les modalités restent à préciser (RSM Belgium). Faites analyser votre cas par un conseil belge, dont les honoraires s'ajoutent. La Suisse ne taxe pas, au niveau fédéral, les gains sur la fortune privée, sous réserve de la fortune commerciale et des règles cantonales (Fedlex).

Notre guide sur la fiscalité de Dubaï pour un résident belge ou suisse compare les deux situations.

Questions fréquentes

Comment devenir résident fiscal à Dubaï ?

En remplissant l'un des trois tests du droit émirien (Federal Tax Authority). Le premier exige 183 jours de présence sur 12 mois. Le deuxième demande 90 jours, avec un permis de résident et un logement, un emploi ou une activité sur place. Le troisième retient le centre de votre vie aux Émirats. Le certificat de résidence fiscale le confirme. Il ne met pas fin, à lui seul, à votre résidence fiscale française.

Quelle est la convention fiscale entre Dubaï et la France ?

C'est la convention signée entre la France et les Émirats arabes unis le 19 juillet 1989, modifiée en 1993 (texte de la convention). Elle vaut pour Dubaï comme pour les autres émirats. Elle départage les doubles résidences et répartit le droit d'imposer chaque revenu. Une clause permet à la France de continuer à imposer une personne restée domiciliée en France selon son droit, hors citoyens émiriens.

Moins de 183 jours en France suffisent-ils pour ne plus y être imposé ?

Non : si votre foyer, votre activité principale ou le centre de vos intérêts économiques restent en France, vous restez résident (doctrine de l'administration fiscale). Notre article sur la règle des 183 jours explique pourquoi compter les jours ne suffit pas.

Un golden visa change-t-il votre résidence fiscale ?

Pas à lui seul. Un titre de séjour peut vous aider à remplir le test émirien des 90 jours, avec un logement ou une activité sur place. Mais l'administration française regarde votre foyer, votre activité et vos intérêts, pas votre visa (doctrine de l'administration fiscale).

Faut-il prévenir les impôts français de son départ ?

Oui. Signalez votre nouvelle adresse à l'étranger depuis la messagerie sécurisée de votre espace en ligne (service-public.gouv.fr). L'année suivante, indiquez aussi la date de votre départ dans votre déclaration de revenus.

Ce qu'il faut retenir

Devenir non-résident fiscal français ne tient ni à un visa ni à un nombre de jours. Aucun des trois critères ne doit plus vous rattacher à la France : ni foyer, ni activité principale, ni centre des intérêts économiques.

Le certificat émirien confirme votre installation, sans trancher seul face à la France. Et, selon notre lecture non tranchée par un juge, la convention laisse à la France une prise si vous restez domicilié chez elle.

Préparez donc le départ dans l'ordre : bilan des critères, exit tax au moins 90 jours avant, installation réelle, puis déclarations. Pour un premier échange stratégique sur votre situation, découvrez notre accompagnement en protection du patrimoine ou contactez-nous.

Cet article est une information générale sur le cadre fiscal en vigueur au 29 septembre 2026. Il ne constitue pas un conseil fiscal ou juridique personnalisé. Faites vérifier votre situation par un conseil qualifié avant toute décision.

Sources et références juridiques

Les montants repris ci-dessous sont des impôts ou des frais publics ; les honoraires de conseil s'y ajoutent.

  1. BOFiP-Impôts, BOI-IR-CHAMP-10-20160728 : « Personnes imposables et domicile fiscal » (impôt sur le revenu, champ d'application et territorialité), version du 28/07/2016. Critères du domicile fiscal (article 4 B du code général des impôts), définition du foyer (§ 100 et 110), séjour principal de plus de six mois (§ 130), mandataires sociaux (§ 180), activité principale (§ 220), centre des intérêts économiques (§ 230). Cette version est antérieure aux modifications de l'article 4 B de 2020 et de 2025. bofip.impots.gouv.fr. Consulté le 29/09/2026.
  2. Code général des impôts, article 4 B : trois critères alternatifs du domicile fiscal ; présomption pour les dirigeants des entreprises dont le siège est situé en France et dont le chiffre d'affaires annuel dépasse 250 millions d'euros ; priorité des conventions fiscales issue de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025. legifrance.gouv.fr. Lien non revérifié le 29/09/2026 (accès automatisé bloqué par le site).
  3. Loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 (priorité des conventions fiscales sur le domicile fiscal). legifrance.gouv.fr. Lien non revérifié le 29/09/2026 (accès automatisé bloqué par le site).
  4. Convention fiscale entre la France et les Émirats arabes unis du 19 juillet 1989, avenant du 6 décembre 1993 : article 4 (définition du résident, domicile ou établissement aux Émirats, règles de départage), article 14 (pensions privées imposables dans l'État de résidence ; pensions de sécurité sociale imposables dans l'État qui les verse au titre de sa législation), article 15, paragraphe 2 (pensions publiques imposables seulement dans l'État payeur), article 18, paragraphe 6 (règles anti-abus françaises, hors citoyens émiriens), article 19, paragraphe 2 (maintien de l'imposition française avec imputation de l'impôt émirien, hors citoyens émiriens). impots.gouv.fr (PDF). Consulté le 29/09/2026.
  5. Federal Tax Authority : « Tax Resident and Tax Residency Certificate », Tax Procedures Guide TPGTR1, octobre 2024. Tests de résidence de 183 jours, de 90 jours et du centre des intérêts (section 5.2, Cabinet Decision No. 85 of 2022, article 4), logement permanent (section 5.2.2.1, Ministerial Decision No. 27 of 2023, article 5), résidence au sens des conventions (section 6.2), certificat délivré selon les conditions de la convention applicable (section 7.4, Ministerial Decision No. 247 of 2023, article 2), pièces à fournir (section 7.5.2), frais de 50, 500 et 1 000 AED (section 7.7, Cabinet Decision No. 65 of 2020). tax.gov.ae (PDF). Consulté le 29/09/2026.
  6. Federal Tax Authority : « Issuance of Tax Certificates for Tax Residency » (mise à jour du 11/08/2026). Demande via EmaraTax, frais non remboursables en cas de rejet, délai de dix jours ouvrés, période de 12 mois au plus, pas de période future. tax.gov.ae. Consulté le 29/09/2026.
  7. service-public.gouv.fr : « Impôt sur le revenu d'un Français qui part vivre ou travailler à l'étranger » (F31442). Résidence appréciée par les services fiscaux, nouvelle adresse par la messagerie sécurisée, déclarations de l'année du départ et de l'année suivante, taux minimum de 20 % jusqu'à 29 579 € et de 30 % au-delà, taux moyen sur demande. service-public.gouv.fr. Vérifiée le 15/04/2026, consultée le 29/09/2026.
  8. service-public.gouv.fr : « Prélèvements sociaux (CSG, CRDS...) sur les revenus du patrimoine et de placements » (F2329). Taux forfaitaire de 31,4 % ; non-résidents : 17,2 % sur les revenus fonciers, 18,6 % sur la location meublée non professionnelle, 7,5 % pour les affiliés à un régime de l'EEE ou de la Suisse. Base légale : loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, article 12. service-public.gouv.fr. Vérifiée le 30/06/2026, consultée le 29/09/2026.
  9. impots.gouv.fr : « Je quitte la France, suis-je concerné par l'Exit Tax ? » (modifié le 10/03/2026). Seuils de six ans sur dix, 800 000 € et 50 %, sursis automatique ou sur demande, demande au plus tard 90 jours avant le transfert (annexe III au code général des impôts, article 41 tervicies A), délais de 2 et 5 ans, seuil de 2 570 000 €. Base légale : article 167 bis du code général des impôts, modifié par l'article 112 de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018. impots.gouv.fr. Consulté le 29/09/2026.
  10. Code général des impôts, article 167 bis (exit tax). legifrance.gouv.fr. Lien non revérifié le 29/09/2026 (accès automatisé bloqué par le site).
  11. Assemblée nationale : amendement n° I-807 au projet de loi de finances pour 2026 (n° 1906), adopté en séance le 3 novembre 2025, première lecture. assemblee-nationale.fr. Consulté le 29/09/2026.
  12. vie-publique.fr : loi du 19 février 2026 de finances pour 2026, promulguée le 19 février 2026, publiée au Journal officiel du 20 février 2026. vie-publique.fr. Consulté le 29/09/2026.
  13. RSM Belgium : « Loi introduisant une taxe sur les plus-values des actifs financiers : principales caractéristiques et considérations pratiques ». Plus-values réalisées à compter du 1er janvier 2026, volet de sortie en cas d'émigration, circulaire attendue. rsm.global. Consulté le 29/09/2026.
  14. Fedlex : loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct (LIFD, RS 642.11), art. 16 al. 3 (gains en capital privés non imposables) et art. 18 al. 2 (fortune commerciale). fedlex.admin.ch. Consulté le 29/09/2026.

Photo de couverture : « The Dubai marina... », lensnmatter, via Wikimedia Commons, licence CC BY 2.0, recadrée.

Rédigé par

Amine Derag

Directeur de la stratégie, Ancova Associates

Amine Derag est directeur de la stratégie chez Ancova Associates, le cabinet de conseil de Dubaï spécialisé dans la création de société, la résidence, la citoyenneté par investissement et la structuration fiscale transfrontalière. Il conseille les fondateurs et les clients privés qui s'installent aux EAU sur l'articulation entre une structure aux EAU et leurs obligations fiscales et déclaratives dans leur pays d'origine.

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Cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal, financier ou en immigration. Les seuils d'investissement, les délais de traitement et les conditions des programmes évoluent : consultez un conseiller Ancova qualifié avant d'agir.

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